Si l’on devait identifier « un grand thème » pour 2026, c’est que l’AV d’entreprise commence enfin à se stabiliser. Ces dernières années ont demandé aux organisations de prendre des décisions rapides juste pour maintenir les connexions entre sites. Aujourd’hui, les dirigeants prennent du recul pour évaluer ce qu’ils ont construit, ce qui a tenu (et ce qui n’a pas tenu), et ce qui doit être revu avec une perspective à long terme.
Tendances AV pour 2026
Voici certaines tendances qui émergent en 2026 dans les entreprises AV à l’échelle mondiale :
1. La standardisation devient la nouvelle innovation
Beaucoup d’environnements sont devenus incohérents car les décisions ont été prises rapidement et de manière isolée. Certaines équipes ont mis à jour un ensemble de salles tout en mettant les autres en pause. D’autres ont mélangé trop de plateformes comme solution provisoire. Et d’autres ont adopté du matériel « suffisamment fonctionnel » en espérant y revenir plus tard.
Aujourd’hui, nous voyons les clients d’entreprise prendre du recul et chercher à établir un niveau homogène. Ils veulent créer une norme qui reflète réellement la manière dont leurs équipes collaborent aujourd’hui, et que cette norme soit valable pour toutes les équipes, unités commerciales, états et bureaux internationaux.
Cette démarche est autant culturelle que technique. Les salles doivent fonctionner de la même manière partout. Les contrôles doivent sembler familiers — un utilisateur entrant dans une salle de conférence à Atlanta ne devrait pas avoir une expérience différente de celle d’un collègue à Chicago ou Londres.
Pourquoi la standardisation est-elle si importante maintenant ? Parce qu’elle offre aux équipes une base fiable et ramène l’environnement sous contrôle. Une expérience prévisible réduit les frictions quotidiennes pour les utilisateurs et pour les équipes qui les supportent. Cette cohérence permet de consacrer du temps à de réelles améliorations, plutôt que de « résoudre » sans cesse les mêmes problèmes.
La standardisation autour d’une plateforme UCC est clé. De nombreuses entreprises hésitent entre différentes plateformes sans plan clair à long terme. Tant qu’elles ne s’engagent pas pleinement sur une seule, elles ne peuvent pas optimiser leurs systèmes. Le retour sur investissement vient de la cohérence : cinq, huit, voire dix ans de suivi de cette ligne directrice.
2. Services gérés pour la collecte de données
La surveillance et l’analyse étaient autrefois des discussions secondaires. Elles étaient utiles mais pas critiques ; ce n’est plus le cas. Les entreprises dépendent désormais des données de salles pour savoir ce qui est utilisé, ce qui est évité et d’où proviennent réellement les problèmes de performance. Ces informations redéfinissent la planification des cycles de mise à jour, la justification des budgets et la priorisation des améliorations. Elles aident également les dirigeants à comprendre à quelle vitesse les habitudes de collaboration évoluent et où la technologie doit encore rattraper son retard.
L’état d’esprit est passé de « faire fonctionner les systèmes » à « nous aider à anticiper ». Les services gérés, qui fonctionnent comme une couche stratégique, permettent aux équipes de prendre des décisions basées sur des tendances et des prévisions plutôt que sur la panique ou la réaction. Les entreprises qui adoptent cette approche se préparent à une planification saine à long terme pour les trois à cinq prochaines années.
3. IA : engouement, espoir et un soupçon de réalité
There’s a lot of talk about AI reshaping the AV landscape. Some of it is real progress and some of it is noise. Where we see real value today is in practical enhancements such as better audio cleanup, smarter camera switching and more intelligent camera behavior. These improvements help meetings feel smoother and more focused.
Mais l’adoption ne dépend pas seulement des capacités techniques. Beaucoup d’équipes restent réticentes lorsque l’IA touche des domaines sensibles comme la transcription ou l’analyse cloud. La technologie existe, mais la culture n’est pas toujours prête. Ce décalage se résorbera avec le temps, mais il reste bien présent aujourd’hui.
L’approche la plus judicieuse consiste à investir dans les fondamentaux : des salles qui capturent un audio clair et une vidéo fiable. Lorsque l’IA fera son prochain saut, ces environnements seront prêts à en tirer parti sans remplacer le matériel.
4. Anticiper les perturbations du jour au lendemain
Le matériel évolue souvent de manière stable et prévisible. Le logiciel, non. Une seule mise à jour d’une plateforme de réunion peut se répercuter sur l’ensemble d’un système conçu. Les fonctionnalités changent, la compatibilité des appareils évolue. Ce qui fonctionnait parfaitement lundi peut se comporter différemment vendredi.
Dire que cela peut bouleverser des années de planification n’est pas exagéré. Les entreprises ayant déjà vécu ce risque sont plus prudentes dans leurs engagements importants, même lorsqu’elles reconstruisent leurs standards. La stabilité compte, mais la capacité à s’adapter aux évolutions inattendues l’est tout autant.
C’est comme observer un météore : vous pouvez planifier des améliorations régulières, mais un seul changement peut tout remettre à zéro. Les dirigeants qui comprennent cela prennent des décisions stratégiques plus avisées à long terme.
5. Les salles hybrides constituent leur propre catégorie
C’est désormais un modèle opérationnel standard plutôt qu’un défi nouveau, mais une chose est claire : une salle hybride de quatre personnes et une de 70 ne posent pas les mêmes problèmes.
Les employés s’attendent à ce que les petites salles fonctionnent comme leur ordinateur portable : un seul bouton pour se connecter, pas de surprise, pas de courbe d’apprentissage. Ils ne veulent pas réapprendre les contrôles simplement parce qu’ils sont dans un autre bâtiment. Si cette attente n’est pas respectée, l’adoption chute presque instantanément.
Pour les espaces plus grands, les attentes changent. Ces salles se rapprochent d’une production en direct : la fiabilité et le support comptent autant que l’équipement. Elles nécessitent souvent du personnel AV dédié au sein de l’IT car les enjeux sont plus élevés.
Le logiciel n’a pas encore totalement rattrapé ce besoin. Les outils vidéo intelligents existent, mais beaucoup restent en dehors de l’expérience principale de la plateforme UC. Ce décalage entraînera de nombreuses décisions de mise à jour en 2026.
Après des années de fonctionnement ininterrompu, nous entrons enfin dans une période où les organisations peuvent planifier avec plus de confiance. Si les budgets et les délais sont respectés, 2026 et 2027 devraient offrir aux entreprises la marge nécessaire pour reconstruire des standards cohérents et exécuter à grande échelle.
Stabilisation pour les intégrateurs AV en 2026
L’année à venir sera marquée par la stabilisation. Les professionnels AV disposent enfin des outils, des analyses et des cadres pour exécuter de manière cohérente à grande échelle. C’est l’occasion idéale : dépasser la simple installation de systèmes pour créer de la confiance.
La vérité est que l’AV fait plus que connecter des appels. Elle relie les personnes à leur mission. Et c’est une tendance qui mérite d’être soutenue.
Extrait de https://www.commercialintegrator.com/insights/av-trends-to-watch-for-2026/145327 par Bill Thrasher, COO at AV-Tech Media Solutions.





